Introduction : l'histoire de la danse, du Moyen-Age nos jours

L’histoire de la danse débute et est possible à partir d’écrits. Cependant, les historiens n’ont pu s’appuyer que sur des supports iconographiques jusqu’au XVème siècle. Les premiers traités sur la danse datent du milieu du XVème siècle.

 

 

1. L’histoire de la danse du Moyen-Age au milieu du XVème siècle

 

 

1. 1. La danse au Moyen-Age

 

 

La période du Moyen-Age s’étend du Vème au XVème siècle environ. A cette époque, l’église est très présente et le corps ne doit en aucun cas être montré. Néanmoins, on a pu constater, dans les églises, des icônes témoignant de l’existence de danses macabres :

ü      La carole

ü      Le tripudium

 

 

1. 2. La danse au XIIIème siècle

 

 

Au XIIIème siècle, la danse se développe avec la vie curiale. On voit apparaître, dans les châteaux, des danses mesurées, telles que l’estampie, qui sont à l’origine de la danse savante. Ces danses neccessitent deux qualités :

ü      La connaissance de la musique

ü      La maîtrise du corps

 

 

1. 3. La danse au XVème siècle

 

 

Le XVème siècle correspond à la renaissance italienne (quattrocento). Le premier traité sur la danse date de 1450 et décrit les danses savantes et l’apparition avec elles de maîtres à danser. Les maîtres à danser sont polyvalents, ils sont :

ü      Enseignants

ü      Théoriciens

ü      Compositeurs de musique

ü      Compositeurs de danse

ü      Archivistes

 

Trois maîtres à danser on écrit d’importants traités :

ü      Domenico Da Piacenza, l’Art de danser et de conduire des ensembles de danse (1450)

ü      Guglielmo Ebreo, La pratique ou l’art de la danse (1463)

ü      Antonio Cornazzano, le livre de l’art de danser (1465)

                     

A l’époque, différents éléments sont à l’origine du développement des arts :

ü      La vie curiale

ü      Le courant humaniste qui place l’homme et non plus Dieu au centre de l’univers et souhaite ressusciter le théâtre grec

ü      La découverte de nouveaux continents (l’Amérique par C. Colomb, la Chine par M. Polo) et d’une nouvelle notion de l’espace

ü      L’invention de l’imprimerie en 1439 permet la diffusion de la connaissance

 

A la fin du siècle, deux nouveaux traités sont rédigés :

ü      Michel Toulouze, Art et instruction de bien danser (1488)

ü      Livre des basses danses de la bibliothèque de Bourgogne (1495)

 

 

2. L’histoire de la danse du XVème siècle à nos jours

 

 

2. 1. La danse au XVIème siècle

 

 

Au XVème siècle, l’art baroque se développe, développement qui nous est rapporté par des traités italiens :

ü      Fabrizio Caroso, Il Ballerino (1591)

ü      Thoinot Arbeau, Orchésographie (1588)

ü      Cesare Negri, Les Grazie d’amore (1602), réimprimé sous le nom de Nuove inventioni di balli (1604)

 

A la fin du XVIème siècle, du ballet de cour au XVIIème siècle : cette transition a son origine dans la création en 1571 par Antoine de Baïf, de la première académie de musique et de poésie. On veut recréer les académies grecques pour des spectacles où seraient réunis danse, musique et théâtre.

 

A l’époque, le ballet désigne un ouvrage littéraire illustré par la danse :

ü      Ballet des ambassadeurs polonais (1573) : ballet de cour

ü      Ballet comique de la reine (1581) : importance politique

 

 

2. 2. La danse au XVIIème siècle

 

 

Au XVIIème siècle, on constate une évolution du langage, de l’esthétique et de la théorie de la danse. Louis XIII favorise le développement de la danse et son épanouissement. Le ballet burlesque apparaît en parallèle avec le ballet de cour.

 

Lors de la prise de pouvoir de Louis XIV, la danse continue à évoluer. En 1661, il crée l’académie royale de danse (ARD) qui a pour but de maintenir la pureté de cet art. Le roi contrôle tout et nomme les maître à danser : la danse se professionnalise.


 

Sous le règne de Louis XIV, trois nouveaux genres apparaissent :

ü      La comédie ballet : avec Molière

ü      La tragédie lyrique : avec Lully

ü      L’opéra ballet : avec Colasse et Campra

 

Le premier à codifier la danse est Beauchamp. En 1700, Feuillet publie un traité sur la belle danse : Chorégraphie ou l’art de décrire la danse par des caractères, figures ou signes démonstratifs, avec lesquels on apprend facilement soi-même.

 

En Grande-Bretagne, Cromwell développe la contredanse (country dance).

 

 

2. 3. La danse au XVIIIème siècle

 

 

Le XVIIIème siècle correspond au siècle des lumières. La mort de Louis XIV en 1715 permet la libération des mœurs : il y a de plus en plus de bals, ce qui permet le développement de la contredanse. La mort de J-S. Bach en 1750 marque la fin de l’époque baroque en musique.

 

La belle danse se perd au profit de la virtuosité : les solistes se mettent davantage en valeur, faisant ce qu’ils savent le mieux faire au détriment du sens de la danse. Cette perdition est critiquée par Louis de Cahussac et J-G. Noverre qui publie les Lettres sur la danse en 1760. Noverre cherche à redonner son sens à la danse en développant l’expressivité et de nouveaux sujets inspirés de la vie quotidienne. Jusqu’à nos jours, les ballets suivent ces préceptes :

ü      Ballet d’action

ü      Ballet romantique

ü      Ballets russes

 

 

2. 4. La danse au XIXème siècle

 

 

Le XIXème siècle est profondément marqué par le romantisme. Les ballets, tels que La Sylphide (1832) ou Giselle (1841), se transmettent oralement, certains ont été perdus.

 

La propagation de ces ballets se fait dans toute l’Europe suite au déclin de l’Opéra de Paris.

 

A Copenhague, Bournonville reprend La Sylphide en 1936, avec la volonté de rétablir l’équilibre entre les danses masculine et féminine.

 

A Saint Petersburg, C. Didelot crée l’école de danse du Mariinsky (1801) et invite des chorégraphes européens. Des français comme M. Petipa (de 1849 à 1910) seront en ces lieux déterminants.

 


 

Marius Petipa est à l’origine du développement de la technique académique. La conception du ballet change, on passe de deux à quatre actes. Il a inventé le pas de deux et le tutu plateau. Il a étroitement collaboré avec Tchaïkovski :

ü      La Belle au bois dormant

ü      Le Lac des cygnes

 

 

2. 5. La danse au XXème siècle

 

 

Le XXème siècle débute avec la première révolution russe (1905). Petipa se « démode » et les danseurs remettent en cause ce qu’on leur apprend : c’est le début des ballets russes.

 

Serge Diaghilev souhaite faire connaître ce nouvel art en Europe car il est convaincu de sa beauté : il fonde la première troupe de danse indépendante de l’histoire. L’académisme est remis en question par l’impressionnisme, l’art abstrait.

 

Les ballets russes et le langage dansé ont ensuite été révolutionnés par Fokine et Nijinski (l’Après midi d’un faune en 1912, le Sacre du printemps en 1913), ce qui conduit à une nouvelle ère de danse : le néoclassicisme.

 

De 1920 à 1925, les ballets suédois de Rolf de Maré, créateur des archives internationales de la danse, deviennent populaires.

 

 Le XXème siècle est également marqué par le développement de la danse moderne en Allemagne et aux Etats-Unis. Ce style conseille le retour à la nature, au corps, et critique l’industrialisation, constatant la pauvreté. La danse moderne est réactionnaire des conventions et de l’asservissement à l’industrialisation. Les principales caractéristiques de cette nouvelle danse sont :

ü      Le refus de la mimésis (imitation)

ü      L’expression artistique plus individuelle

ü      Un langage en relation avec l’époque

 

L’école allemande est initiée par François Delsarte qui produit une théorie sur l’expression du corps. En 1910 , il fonde l’Institut, où est enseignée la gymnastique rythmique : c’est le laboratoire de l’humanité future. Les autres précurseurs allemands sont :

ü      Rudolf von Laban

ü      Mary Wigman : avec la danse d’expression (ausdrückstanz)

ü      Kurt Jooss

 

Aux Etats-Unis, Ted Shawn et Ruth St Denis fondent la Denishawn school en 1916 : on y enseigne la danse en rapport avec la nature. La « modern dance » émerge des années 1920 à 1950 avec Martha Graham et Doris Humphrey. Deux techniques se distinguent :

ü      Celle de M. Graham : basée sur la respiration, la contraction et la détente. Son élève est Merce Cunningham

ü      Celle de D. Humphrey : basée sur l’équilibre et le déséquilibre ; le lâché du poids… Son élève est Simon

 

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