Chapitre 6 : le ballet romantique

1. Le ballet romantique, une révolution

 

 

Le ballet romantique se traduit par une transformation culturelle importante :

ü      Les thèmes évoluent, ils sont similaires aux thèmes d’opéra : Rossini, Guillaume Tell, 1829

ü      C’est une culture vernaculaire (se référant à un lieu) des contes traditionnels : Mme de Staël, De l’Allemagne, 1810

ü      Le monde imaginaire occupe une place importante au sein du ballet (lutins, elfes, fées… )

ü      Les émotions fortes se développent avec les thèmes de l’au-delà et de la mort (plus particulièrement des jeunes femmes blessées en amour)

 

 

2. Les principaux ballets romantiques

 

 

2. 1. La Sylphide, 1832

 

 

Louis Philippe renonce aux subventions pour l’art et le Dr Véron, administrateur de l’Opéra doit trouver un moyen de faire vivre son établissement. Il engage alors des danseuses italiennes pour attirer le public et encourage le vedettariat des femmes.

 

La Sylphide, créée en 1832 est inspirée d’une œuvre littéraire romantique : Renée de Châteaubriant. Le thème avait déjà été développé par Charles Nodier dans Trilby ou le lutin d’Argail.

Distribution du ballet :

ü      Livret : Adolphe Nourrit

ü      Chorégraphie : Phillipo Taglioni

ü      Musique : Schneitzhoffer

ü      Décors : Cicéri

ü      Costumes : Lamy

 

L’argument : en Ecosse, James est fiancé à Effi et est emporté dans le monde imaginaire par la Sylphide qu’il considère comme étant son idéal féminin.

 

En 1834, Bournonville voit le ballet et décide de le monter à Copenhague. C’est grâce à lui que cette œuvre a été intégralement retransmise. Cependant, il change la musique de Schneitzhoffer contre une autre composée par Lovenskjold. C’est cette deuxième version qui restera, bien que relativement originale, mis à part la musique.

 

 

2. 2. Giselle, 1841

 

 

Giselle est une œuvre d’art résultant d’une collaboration entre différents arts :

ü      Livret : Théophile Gautier

ü      Chorégraphie : Jules Perrot et Jean Coralli

ü      Musique : Adolphe Adam

Ce ballet est un projet artistique qui fonde les lois du ballet romantique.

 

L’argument : T. Gautier s’inspire du conte de H. Heine (Conte des Willis) : Giselle est une paysanne simple fiancée à Hilarion mais amoureuse d’un prince avec qui elle veut se marier (le prince Albert).

 

Ce qui est appréciable dans ce ballet est le fait que le danseur ait une place aussi importante dans le ballet que celle de la danseuse.

 

Giselle est le seul ballet qui a été oralement retransmis dans son intégralité.

 

 

2. 3. Coppélia ou la fille aux yeux d’émail, 1870

 

 

Coppélia est un ballet très représentatif du ballet romantique français composé par de grands noms :

ü      Livret : Charles Nuitter

ü      Chorégraphie : Arthur St Léon

ü      Musique : Léo Délibes

Le thème du ballet est tiré d’un conte d’Hoffmann : L’homme de sable.

 

L’argument : dans une petite ville d'Europe centrale, Frantz est fiancé à Swanilda, mais il est amoureux de Coppélia et il passe de longs moments sous sa fenêtre. Il ignore que Coppélia n'est qu'un automate créé par le vieux savant fou Coppélius. Ce dernier tente d'ailleurs en vain depuis longtemps d'insufler la vie à sa créature.
Swanilda essaie vainement de retenir Frantz, mais celui-ci s'introduit chez Coppélius pour faire sa déclaration. Le vieux savant lui fait boire un narcotique et tente diverses manipulations magnétiques pour prélever sur Frantz ses "esprits animaux" et les insufler à Coppélia.
Entre-temps, Swanilda s'est substituée à la poupée mécanique. Elle casse tous les automates de Coppélius et ramène Frantz au village. celui-ci se réveille enfin guéri de sa passion pour l'automate.

 

 

3. L’école russe de St Petersburg avec M. Petipa

 

 

Le ballet français se développe aux théâtres impériaux (théâtre Marinsky)

 

De 1801 à 1809, l’école de ballet créée par Didelot est un lieu de transmission du ballet romantique  grâce à la venue des plus grands (St Léon, Perrot, Petipa…)

 

Marius Petipa (1818 – 1905) est né dans une famille d’artistes. Danseur à 16 ans, il a suivi les cours de Vestris. Engagé plus tard à Madrid, il découvre les danses espagnoles. En 1847, il est engagé à St Petersburg en tant qu’assistant de St Léon et professeur de danse. Il collabore avec St Léon jusqu’en 1859.

 

Les ballets de Petipa se divisent en plusieurs actes. Le personnage principal, qui est éponyme, est une femme. Les thèmes restent liés aux contes de fées :

ü      1862 : La Fille du Pharaon

ü      1869 : Don Quichotte : 4 actes, 9 tableaux

ü      1877 : La Bayadère : 4 actes, 7 tableaux

ü      1890 : La Belle au Bois dormant : prologue, 3 actes, apothéose

Ce sont des spectacles fleuves avec une architecture complexe dans lesquels les actes réels et surnaturels sont alternés.

Les ensembles chorégraphique :

ü      Les pas de groupe se multiplient

ü      La structure du pas de deux se fixe : adage, variation du garçon, variation de la fille, coda

ü      Présence des danses de caractère

 

Petipa fait évoluer la technique et le style, les danseurs sont de plus en plus performants. Le langage classique est poussé aux extrêmes.

 

 

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