Chapitre 3 : la danse au XVIème siècle

1. Le cinquecento italien 

 

 

Au XVIème siècle, la danse se perfectionne :

ü      Plus de virtuosité

ü      Plus de sauts

ü      Plus d’ampleur dans les mouvements

ü      Des mouvements plus variés

 

La traité de Fabrizio Caroso, Il Ballerino (1591), témoigne du fait que les danses sont dédicacées pas un sonnet qui tient compte du signe zodiacal du destinataire. La danse est une philosophie. On distingue plusieurs types de pavanes :

ü      La pavane mesurée : dansée en cortège

ü      La pavane figurée : dansée par quatre ou cinq danseurs dans un espace géométriquement défini

Dans ce traité, l’auteur décrit également une soixantaine de chorégraphies.

 

Le traité de Cesare Negri, Les grazie d’amore (1602, Nuove inventioni di balli en 1604), conseille l’en dehors et des ports de bras plus en avant. Les enchaînements sont accompagnés par le luth.

 

 

2. La danse française

 

 

Le XVIème siècle en France se caractérise par la centralisation du pouvoir royal : la danse subit un grand essor et témoigne de la richesse du roi. La danse permet d’imposer une idée royale.

 

 

2. 1. Thoinot Arbeau, Orchésographie (1588)

 

 

Ce traité est écrit sous forme de dialogues entre T. Arbeau et son disciple Capriole. Pour Arbeau, la danse est une civilité et permet aux hommes de communiquer avec les femmes. Il décrit de danses de bal.

 

Un bal est une succession de musiques et de danses :

ü      Le branle, proche de la carole : danse collective ouverte à tous, à tout age, sans relation de couple, en ronde ou en chaîne ; danse binaire. Il existe plusieurs types de branles :

- le branle morgué : mimé (lavandière…)

- le branle double

- le branle gai

- le branle de Bourgogne

ü      La pavane (toujours suivie de…)

ü      La gaillarde : danse plus rapide (6/4) pratiquée par séquences de cinq pas, danse d’élévation (sauts : grue, ruade…) et de prestation

ü      La courante

ü      La gavotte

ü      La volte

ü      La chaconne : danse espagnole noble

ü      La passacaille

ü      La sarabande

 

 

2. 2. Le ballet de cour

 

 

2. 2. 1. Le Ballet des ambassadeurs polonais : 1573

 

 

Le Ballet des ambassadeurs polonais est créé par Antoine de Baïf à l’occasion de la venue des ambassadeurs à la cour du roi. A. de Baïf est le maître d’ordre, ce qui signifie qu’il choisit lui même les artistes qui construiront avec lui le ballet :

ü      Livret : Ronsard (part française) et Dorat (part latine)

ü      Musique : Roland de Lassus

ü      Chorégraphie : inconnu

ü      Peu de décors

Ce ballet est une longue cérémonie de plusieurs heures. Il est essentiellement dansé par des femmes.

 

 

2. 2. 2. Le Ballet comique de la reine : 1581

 

 

Le Ballet comique de la reine est créé par Balthazar de Beaujoyeux. Il célèbre le mariage du Duc de Joyeuse (mignon du roi Henri III) avec Marguerite de Vaudémont (sœur de la reine).

 

Le Ballet comique de la reine se compose d’un prologue et de six entrées de danse. C’est une allégorie qui représente une histoire : celle de Circée, la méchante fée qui attire Ulysse et le transforme en animal. C’est un ballet basé sur la symbolique féminine : les femmes sont des êtres maléfiques liés à l’eau et la mer.

 

Le Ballet comique de la reine fonde les lois du genre :

ü      Au niveau de la composition : un prologue et des entrées de danse dont le nombre peut varier de cinq à quarante selon l’importance du ballet, ainsi qu’un grand ballet final qui réunit tous les arts et donne le sens général du ballet

ü      Le ballet de cour a une portée publique, une signification politique ; il peut même faire office de propagande

ü      Le ballet met en valeur un événement qui se produit à la cour (mariage, décision politique) ; il n’est donc normalement présenté qu’une seule fois

ü      Au niveau de l’esthétique : le décor se développera sous Louis XIV : esthétique baroque , syncrétisme des genres

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